Le tribunal administratif de Hambourg a interdit à une association de culture l’utilisation de serres qui n’avaient été autorisées que comme entreprise horticole. L’autorisation selon la loi sur le cannabis de consommation ne remplace donc pas une autorisation de construction. Presque simultanément, l’association fédérale des associations de culture du cannabis a mis à jour son aperçu régional : 896 demandes, 455 autorisations, plus 126 demandes retirées. Le troisième chiffre est le plus intéressant. Il montre combien d’associations abandonnent en cours de route, souvent avant même qu’une autorité ne refuse.
📑 Inhaltsverzeichnis
- Hambourg : le tribunal confirme l’interdiction d’utilisation des serres
- Bavière : des retraits plutôt que des refus
- Bade-Wurtemberg : 37 sur 118, plus un retrait
- Rhénanie-du-Nord-Westphalie et Basse-Saxe : le nord-ouest porte les chiffres
- Saxe et Rhénanie-Palatinat : taux élevés, petite base
- Ce qui se meut au niveau national
- Questions fréquentes
- Sources
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Hambourg : le tribunal confirme l’interdiction d’utilisation des serres
La décision du 14 juillet 2026 (Réf. 6 E 4019/26) figure depuis début août dans l’aperçu de la jurisprudence du tribunal administratif de Hambourg et a été relevée par la presse spécialisée le 4 août. L’affaire concernait une zone extérieure : une installation avait été autorisée comme entreprise horticole, une association de culture y a installé la culture, l’entretien et la transformation de plants de cannabis. Le service de la construction a immédiatement interdit l’utilisation, le recours de l’association a échoué.
La justification est le cœur de l’enjeu pour la branche. Selon le tribunal, le passage d’une entreprise horticole à une association de culture constitue un changement d’usage soumis à permis de construire, car une association de culture ne produit précisément pas sur une base horticole commerciale et est donc soumise à des normes différentes de planification de la construction. Une autorisation KCanG accordée ne dit rien sur la possibilité de cultiver sur un terrain spécifique. Quiconque convertit des immeubles existants et ne regarde que l’autorisation risque son investissement.
Pour Hambourg elle-même, le bilan reste comparativement bon : 28 demandes, 18 autorisations, seulement deux refus. Concernant la pratique de la surveillance quotidienne dans la ville hanséatique, nous avons rapporté la semaine passée, voir Hambourg dresse son bilan : 17 associations de culture et une seule violation de publicité.
Bavière : des retraits plutôt que des refus
La Bavière reste le Land le plus remarquable de l’aperçu. 46 demandes font face à 11 autorisations, mais 24 demandes ont été retirées et seulement 6 ont été formellement refusées. Le Land refuse donc à peine, il use l’adversaire. La procédure du droit de la construction est depuis des mois l’effet de levier central contre lequel l’Association allemande du chanvre agit de concert avec le CSC Inntal. Nous avons présenté le contexte dans La Bavière bloque la culture du cannabis : l’Association du chanvre et CSC Inntal poursuivent en justice.
La décision de Hambourg montre maintenant que la question du droit de la construction n’est pas un problème spécifique à la Bavière. Elle devient pertinente partout où les associations veulent cultiver en zone extérieure ou dans des bâtiments existants reconvertis. La différence réside moins dans la loi que dans la volonté des services de la construction d’approuver rapidement un changement d’usage.
Bade-Wurtemberg : 37 sur 118, plus un retrait
Bade-Wurtemberg rapporte au 29 juillet 118 demandes, 37 autorisations, 18 refus, 20 retraits et un retrait. Ainsi, le Land a le deuxième taux d’approbation le plus faible parmi les grands Länder. Simultanément, fin juillet, le tribunal administratif de Karlsruhe a rendu une décision limitant la marge de manœuvre de la surveillance, disponible dans Le tribunal administratif de Karlsruhe annule les conditions imposées à une association de culture. Les deux procédures ensemble dressent un tableau où les tribunaux freinent les autorités sur les conditions, mais les soutiennent sur le droit de la construction.
Rhénanie-du-Nord-Westphalie et Basse-Saxe : le nord-ouest porte les chiffres
La Rhénanie-du-Nord-Westphalie maintient sa position absolue : 240 demandes, 126 autorisations et seulement 2 refus pour 33 retraits. La Basse-Saxe atteint 146 demandes et 94 autorisations, mais avec 29 refus, donc une pratique d’examen nettement plus stricte. Ensemble, les deux Länder représentent 220 des 455 autorisations nationales. Près de la moitié de la structure de culture légale de l’Allemagne se trouve donc dans deux Länder.
Saxe et Rhénanie-Palatinat : taux élevés, petite base
La Saxe rapporte au 25 juillet 37 demandes et 29 autorisations, sans un seul refus. C’est le taux d’approbation le plus élevé parmi les Länder. La Rhénanie-Palatinat atteint au 30 juillet 54 demandes et 32 autorisations pour 2 refus. Dans les deux cas, la base des demandes est réduite, mais l’administration traite largement les dossiers plutôt que de les laisser traîner. La Hesse atteint avec 38 demandes et 22 autorisations le même ordre de grandeur, avec la classification dans Cannabis en Hesse : 21 associations de culture autorisées, 15 cultivent déjà.
Ce qui se meut au niveau national
Au niveau national, 896 demandes font face à 455 autorisations, 85 refus, 126 retraits et 5 retraits. Le rapport entre les retraits et les refus est remarquable. Plus d’associations échouent à cause de la durée de la procédure, du droit de la construction, de la recherche de localisation ou du financement qu’elles ne sont réellement refusées. Cette partie des statistiques n’apparaît pratiquement jamais dans les débats politiques, bien qu’elle explique mieux l’effet d’éviction de la loi que le simple nombre d’autorisations.
Une remarque méthodologique s’impose : les données régionales datent de périodes différentes. Tandis que la plupart des valeurs datent de fin juillet, la Poméranie-Occidentale remonte à février et la Sarre à avril. La somme nationale est donc plutôt une limite inférieure qu’une valeur à une date donnée.
Questions fréquentes
Combien d’associations de culture sont autorisées en Allemagne ?
Selon l’enquête régionale de l’association fédérale des associations de culture du cannabis, 455 associations de culture sont autorisées, pour 896 demandes déposées. La plupart des valeurs régionales datent de fin juillet 2026. Autorisé ne signifie cependant pas automatiquement qu’une association cultive déjà ou distribue.
L’autorisation KCanG suffit-elle pour commencer à cultiver ?
Non. L’autorisation selon la loi sur le cannabis de consommation régit qui peut cultiver, pas où. Pour les espaces et les surfaces, le droit de la construction et de la planification urbaine s’appliquent également. Si une association utilise des bâtiments autorisés pour un autre usage, il s’agit généralement d’un changement d’usage soumis à permis.
Dans quel Land les chances d’obtenir une autorisation sont-elles les meilleures ?
Mesurée par le taux d’approbation, la Saxe, la Basse-Saxe et la Hesse dominent. En chiffres absolus, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie mène avec 126 autorisations. La situation reste la plus difficile en Bavière et à la Sarre, avec la particularité qu’en Bavière plus de demandes sont retirées que refusées.
Où trouver des associations de culture autorisées près de chez moi ?
Il n’existe pas de registre officiel national car les autorisations sont délivrées par les autorités régionales. La Basse-Saxe publie depuis avril 2026 une liste officielle, d’autres Länder ne le font pas. Les registres d’associations et communautaires comme les aperçus des fédérations faîtières et les services cartographiques restent donc la recherche la plus pratique, bien que sans garantie d’actualité.
Sources
Pour ce moniteur, douze domaines de fédérations CSC et de registres ont été vérifiés : anbauverband.de, cad-bundesverband.de, csc-dachverband.de, csc-dachverband-bayern.de, cannabis-clubs.de, cscsdeutschland.de, csc-maps.de, social-club-maps.de, csc-connect.de, anbauvereine.org, anbauvereine.com et weedvibes.de. Les nouveaux contenus pertinents ont été fournis cette semaine uniquement par anbauverband.de avec l’aperçu actualisé des demandes et autorisations. Les autres domaines ont montré des contenus de registre et explicatifs inchangés, cannabis-clubs.de n’était pas accessible en raison d’un certificat expiré.
Sollten Anbauvereinigungen im Außenbereich baurechtlich privilegiert werden?
Sources : Association fédérale des associations de culture du cannabis (BCAv), Chiffres des demandes et autorisations, état des réponses régionales du 16.02. au 30.07.2026 ; Tribunal administratif de Hambourg, décision du 14.07.2026, Réf. 6 E 4019/26, Aperçu de la jurisprudence.




































