Cent permis d’exploitation sur 148 demandes
Les chiffres en provenance de Hanovre sont inhabituellement précis dans un domaine où l’estimation règne habituellement. Au total, 148 demandes ont été reçues en Basse-Saxe, et 100 ont désormais reçu une décision. Les associations approuvées sont réparties sur 36 des 45 districts et villes indépendantes, ainsi que sur la région de Hanovre. En termes statistiques, le Land atteint environ 1,25 associations de culture autorisées pour 100 000 habitants. C’est la meilleure valeur per capita au niveau national. Seule la Rhénanie-du-Nord-Westphalie la dépasse en chiffres absolus, mais elle possède également le double de la population.
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Pour mettre cela en perspective, il est utile de considérer le bilan national. La Fédération allemande des associations de culture du cannabis (BCAv) dénombre actuellement 455 autorisations dans toute l’Allemagne. Un cinquième de ces autorisations se trouve donc en Basse-Saxe. L’écart entre les Länder est considérable : la Hesse avait atteint 21 associations de culture autorisées fin juillet, tandis que la Bavière n’en compte que neuf pour 13,25 millions d’habitants.
Pourquoi la Chambre d’agriculture fait la différence
La différence la plus frappante entre la Basse-Saxe et les régions à la traîne n’est pas politique, mais organisationnelle. Le Land a centralisé l’autorisation et la surveillance auprès de la Chambre d’agriculture de Basse-Saxe, qui traite les demandes depuis le 1er juillet 2024. Il existe une unique autorité compétente, une liste publiquement tenue à jour des associations approuvées et une adresse de contact unique pour les questions. Dans d’autres Länder, cette même tâche est répartie entre les administrations de districts ou les offices régionaux, qui ont dû construire leur système en parallèle avec des interprétations différentes.
L’importance de cette centralisation peut être mesurée par la comparaison inverse. En Thuringe, les associations de culture et l’office régional se disputent publiquement depuis des semaines sur le refus de certaines autorisations. L’office régional a explicitement contredit les associations, tandis qu’un tribunal administratif a interrompu une condition de qualité. Cette divergence s’était déjà dessinée au printemps, et depuis, l’écart ne s’est pas réduit mais agrandi.
Ce que les associations doivent réellement accomplir
Une autorisation en vertu de la loi sur le cannabis récréatif n’est pas une simple formalité administrative. Les associations doivent fournir des casiers judiciaires à jour pour leurs responsables et garantir que tous les membres sont majeurs. Elles doivent disposer d’un concept de santé et de protection de la jeunesse, documenter et contrôler les taux de THC de leur récolte et sécuriser le cannabis contre l’accès de tiers. À cela s’ajoutent les quantités de culture et de distribution fixées par la loi, dont le respect doit être démontré.
Tout cela fonctionne généralement sur la base du bénévolat. La ministre Staudte a particulièrement souligné ce point et attesté aux conseils d’administration un grand sens des responsabilités. Les nouvelles réglementations ont désormais été intégrées dans la pratique en Basse-Saxe. C’est d’abord une évaluation politique, mais elle correspond aux expériences des autres Länder. Dans le premier bilan de Hambourg, il n’y a eu qu’une seule violation publicitaire documentée parmi 17 associations.
Le véritable test pratique est encore à venir
Malgré tout le symbolisme du centième permis, une restriction reste importante. Une autorisation ne signifie pas qu’une association cultive déjà du cannabis ou qu’elle l’approvisionne à ses membres. Entre le permis et la première distribution s’interposent la recherche de surface, la rénovation et surtout le droit de la construction, qui s’est avéré être un deuxième grand obstacle au cours des derniers mois. Une association avec un permis mais sans site d’exploitation approuvé ne fournit personne.
C’est précisément ici que se décide si les cent permis d’exploitation conduiront à un accès légal qui fonctionne réellement. Même 100 associations de culture ne peuvent statistiquement pas desservir un marché complet dans un Land d’environ huit millions d’habitants. Le rapport d’évaluation ECOKAN n’a pas détecté d’augmentation de la consommation suite à la légalisation partielle, ce qui affaiblit l’argument le plus courant contre cette mesure. La question ouverte est différente : si les structures légales seront suffisamment importantes pour réduire sensiblement la demande du marché noir. À partir de maintenant, la Basse-Saxe fournit l’ensemble de données le plus fiable que l’Allemagne possède sur cette question.
Questions fréquemment posées
Combien d’associations de culture existe-t-il en Basse-Saxe ?
Avec le permis d’exploitation du 17 août 2026, il y a exactement 100 associations de culture autorisées. Au total, 148 demandes ont été déposées. Les associations sont réparties sur 36 des 45 districts et villes indépendantes, ainsi que sur la région de Hanovre.
Qui approuve les clubs de cannabis en Basse-Saxe ?
C’est la Chambre d’agriculture de Basse-Saxe qui en est responsable, tant pour l’autorisation que pour la surveillance ultérieure. Elle traite les demandes depuis le 1er juillet 2024 et maintient une liste publique des associations de culture autorisées. Cette centralisation auprès d’une seule autorité est considérée comme la raison essentielle du rythme rapide d’approbation.
Une association de culture autorisée distribue-t-elle immédiatement du cannabis ?
Non, l’autorisation n’est que la première étape. Vient ensuite la recherche d’un terrain approprié, la construction des espaces de culture et l’approbation de la construction du site d’exploitation. Le droit de la construction s’est avéré être un deuxième grand obstacle à l’échelle nationale. Plusieurs mois s’écoulent avant la première récolte.
Pourquoi la Basse-Saxe a-t-elle beaucoup plus de clubs que la Bavière ?
La différence réside moins dans la demande que dans l’administration. La Basse-Saxe a centralisé la responsabilité auprès de la Chambre d’agriculture et a établi rapidement des procédures claires. La Bavière compte neuf associations de culture autorisées pour 13,25 millions d’habitants, tandis que la Basse-Saxe en compte 100 pour environ huit millions d’habitants.
Quelles conditions une association de culture doit-elle respecter ?
Le casier judiciaire à jour des responsables est exigé, tout comme une composition exclusive de membres majeurs et l’existence d’un concept de santé et de protection de la jeunesse. S’y ajoutent la documentation et le contrôle des taux de THC, la sécurisation du cannabis contre l’accès de tiers, et le respect des quantités de culture et de distribution fixées par la loi.
Sources : Communiqué de presse du ministère bas-saxon de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs du 17.08.2026 concernant la remise du 100e permis d’exploitation · Chambre d’agriculture de Basse-Saxe, liste publique des associations de culture autorisées · Fédération allemande des associations de culture du cannabis (BCAv), état des autorisations semaine 33/2026 · Rapport d’évaluation ECOKAN sur la légalisation partielle.







































