Près de deux ans après le démarrage de la loi sur le cannabis, un schéma clair se dessine. L’autorisation pour une association de culture n’est pas une évidence en Allemagne, et elle est gérée de manière très différente dans les 16 Länder. Celui qui souhaite fonder un Cannabis Social Club en Basse-Saxe a nettement plus de chances qu’une association en Bavière ou en Sarre. Cet article classe les chiffres actuels et explique les raisons des grandes différences régionales.
📑 Inhaltsverzeichnis
- Combien de licences CSC existe-t-il en Allemagne ?
- Comparaison inter-Länder : où la plupart des associations de culture sont approuvées
- Pourquoi la Basse-Saxe mène et pourquoi la Bavière freine
- Quelles conditions une licence CSC exige
- De la demande à l’approbation : le parcours administratif
- Ce que les chiffres signifient pour les consommateurs et les fondateurs
- Perspectives : comment le paysage des CSC évoluera
- Questions fréquentes
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Combien de licences CSC existe-t-il en Allemagne ?
Les demandes de licence de culture sont possibles depuis le 1er juillet 2024, trois mois après l’entrée en vigueur de la légalisation partielle. Jusqu’au début mai 2026, environ 866 demandes ont été déposées auprès des autorités compétentes au niveau national. À ce moment-là, environ 430 d’entre elles avaient été approuvées. Les procédures restantes se répartissent entre les examens en cours, les refus et les demandes retirées.
Le nombre d’approbations ne dit donc que la moitié de la vérité. Environ 113 demandes ont été retirées par les demandeurs eux-mêmes, souvent en raison du manque de locaux ou d’un financement échoué. Environ 77 demandes ont été formellement rejetées, et dans cinq cas, une autorisation déjà accordée a été révoquée ultérieurement. Une différence entre les demandes déposées et les demandes approuvées ne signifie donc pas automatiquement un rejet. Notre aperçu des Cannabis-Clubs en avril 2026 montre comment la situation évolue mois après mois.
Comparaison inter-Länder : où la plupart des associations de culture sont approuvées

L’aperçu suivant résume les nombres de demandes et d’approbations par Land. Il est basé sur l’enquête continue de l’association fédérale des associations de culture de cannabis, qui repose sur des demandes mensuelles auprès des autorités d’octroi d’autorisations. La plupart des valeurs datent du début mai 2026.
| Land | Demandes | Approuvées |
|---|---|---|
| Rhénanie-du-Nord-Westphalie | 233 | 125 |
| Basse-Saxe | 139 | 91 |
| Bade-Wurtemberg | 114 | 35 |
| Rhénanie-Palatinat | 50 | 29 |
| Bavière | 45 | 9 |
| Berlin | 42 | 12 |
| Brandebourg | 40 | 22 |
| Hesse | 37 | 19 |
| Saxe | 35 | 25 |
| Schleswig-Holstein | 28 | 12 |
| Hambourg | 28 | 17 |
| Saxe-Anhalt | 26 | 16 |
| Thuringe | 19 | 7 |
| Mecklembourg-Poméranie-Occidentale | 14 | 6 |
| Brême | 8 | 4 |
| Sarre | 8 | 1 |
La Rhénanie-du-Nord-Westphalie mène le classement absolu, ce qui ne surprend guère étant donné la population élevée. Le regard sur la densité par habitant est plus révélateur. La Basse-Saxe y est clairement en tête avec environ 1,06 associations de culture approuvées pour 100 000 habitants. Suivent Hambourg avec 0,91 et le Brandebourg avec 0,82. À l’autre extrémité de l’échelle se trouve la Bavière avec seulement 0,07 associations pour 100 000 habitants.
Le taux d’approbation varie également considérablement. En Saxe, la grande majorité des demandes ont été approuvées, tandis qu’en Bade-Wurtemberg, seulement environ un tiers l’a été. La Sarre est à la traîne, avec une seule autorisation accordée jusqu’à présent. Cette disparité montre clairement qu’il n’existe pas un rythme unifié au niveau fédéral. Notre regard plus approfondie sur les données est fourni par notre rétrospective deux ans de loi sur le cannabis.
Pourquoi la Basse-Saxe mène et pourquoi la Bavière freine

Les différences ne sont pas dues au hasard, mais aux attitudes politiques et aux structures administratives. La Basse-Saxe a établi rapidement des compétences claires et organisé la demande de manière pragmatique. Cela a réduit considérablement les obstacles pour les associations engagées. Hambourg et le Brandebourg ont également opté pour des procédures rapides et des critères transparents.
La Bavière poursuit un cours opposé. Le gouvernement régional rejette politiquement la légalisation partielle et fait pression pour son retrait. En pratique, cela se traduit par une interprétation restrictive et des étapes de contrôle supplémentaires. Sur les neuf clubs bavarois approuvés, trois ont cessé leurs opérations par la suite. La Sarre et la Mecklembourg-Poméranie-Occidentale adoptent également une posture réticente.
Un autre facteur est l’administration elle-même. Certains endroits confient la responsabilité aux chambres d’agriculture, d’autres à des offices régionaux de la santé, de l’environnement ou de la protection des consommateurs. Lorsqu’une agence a de l’expérience avec la culture et les plantes, les examens se déroulent souvent de manière plus régulière. Lorsqu’au contraire une autorité d’ordre classique est responsable, il manque souvent l’expertise technique sur cette jeune matière.
Quelles conditions une licence CSC exige

Indépendamment du Land, les mêmes exigences légales minimales s’appliquent à l’échelle fédérale. Une association de culture doit être organisée sous la forme d’une association inscrite ou d’une coopérative. Tous les membres doivent être majeurs et avoir leur résidence ou séjour habituel en Allemagne depuis au moins six mois. L’adhésion à l’essai ou pour un seul jour est exclue.
Les statuts doivent prévoir une période d’adhésion minimale de trois mois. Cette règle vise à empêcher que les associations ne soient utilisées comme points de vente dissimulés. De plus, une surface de culture ou un local associatif ne doit pas se situer à moins de 200 mètres des écoles, établissements pour enfants et jeunes et espaces de jeux. Cette distance entraîne souvent une longue recherche de site dans les villes densément bâties.
S’ajoutent à cela les exigences en matière de sécurité et de documentation. Les associations doivent soumettre un concept de protection contre le vol, de contrôle des quantités et de prévention de la dépendance. Les responsables de la santé et de la protection des jeunes doivent également être nommés. Les conséquences pratiques pour la vie associative quotidienne sont examinées dans notre article sur la sécurité au travail et la qualité au Cannabis Social Club.
De la demande à l’approbation : le parcours administratif
Le chemin vers la licence commence par le choix de la bonne autorité. Puisque chaque Land régule lui-même ses compétences, il vaut la peine de consulter l’ordonnance régionale correspondante. Si une association dépose une demande auprès de la mauvaise autorité, la procédure s’en trouve considérablement retardée. Pour les associations couvrant plusieurs Länder, l’autorité compétente est celle du Land où se trouve la majorité de la surface de culture.
À réception, l’autorité examine les statuts, la documentation de localisation et les concepts de sécurité. Il y a souvent des demandes de précisions et des visites sur site avant qu’une décision soit prise. La durée de traitement varie donc de quelques semaines à plusieurs mois. Une autorisation accordée s’applique initialement pour sept ans et peut être renouvelée. Notre rapport antérieur sur le premier Cannabis Social Club à obtenir une licence de culture offre un aperçu de l’état des premières attributions de licences.
Celui qui envisage une création doit donc tenir compte rapidement de la pratique régionale. Dans les régions avec un taux d’approbation élevé, l’effort est gérable, tandis que dans les régions restrictives, il faut de la patience et un dossier de demande particulièrement impeccable. Notre article sur les projets pilotes régionaux explique comment tout cela s’intègre dans le deuxième pilier de la légalisation.
Ce que les chiffres signifient pour les consommateurs et les fondateurs
Une licence approuvée ne signifie pas que le cannabis coule immédiatement. Entre l’autorisation et la première récolte s’écoulent plusieurs semaines au cours desquelles les locaux sont aménagés et les plantes cultivées. De nombreuses associations fraîchement licenciées ne prennent donc que progressivement de nouveaux membres. Pour les consommateurs, cela signifie dans de nombreuses régions des listes d’attente et des quantités d’approvisionnement limitées.
S’ajoute la limite légale de 500 membres par association. Dans les villes densément peuplées, l’offre est donc loin de suffire à tous les intéressés. Dans les Länder avec peu d’approbations, l’écart est particulièrement grand. Ceux qui y recherchent une place doivent souvent contacter plusieurs associations ou espérer de nouvelles créations. Notre rapport d’expérience sur douze mois de création de CSC de l’intérieur décrit comment une association vit cette phase de démarrage.
Pour les fondateurs, la pratique régionale d’approbation est un facteur de planification central. Dans les régions avec un taux élevé, le démarrage est souvent plus rapide car les autorités sont rodées et les critères communiqués clairement. Dans les régions restrictives, le contact précoce avec une fédération régionale ou un conseil juridique est recommandé. Un dossier de demande exhaustif sauve le plus de temps ici.
Perspectives : comment le paysage des CSC évoluera
Le nombre d’associations de culture continue de croître, quoique à un rythme différent. Les associations sectorielles s’attendent à ce que bien plus de 500 associations pourraient être actives d’ici la fin 2026. L’accent devrait se renforcer dans les Länder déjà ouverts. L’écart régional entre le nord et le sud ne risque guère de se réduire à court terme.
Politiquement, de nombreuses choses restent en mouvement. Une révision possible de la loi sur le cannabis pourrait modifier les règles du jeu et apporter à la fois des allègements et de nouvelles exigences. La question de savoir si et quand les projets pilotes municipaux avec des magasins spécialisés agréés démarreront influencera également le rôle des associations. Clairement, pour l’instant, les associations de culture demeurent le pilier porteur de l’approvisionnement autonome légal.
Pour les mois à venir, il vaut donc la peine d’examiner attentivement les statistiques mensuelles des autorités régionales. Elles montrent de la manière la plus fiable dans quelles régions le goulot d’étranglement se relâche et où il persiste. Quiconque envisage une création ou une adhésion devrait suivre cette évolution attentivement.
Questions fréquentes
Combien de Cannabis Social Clubs sont approuvés en Allemagne ?
Jusqu’au début mai 2026, environ 430 associations de culture étaient approuvées à l’échelle nationale. Au total, environ 866 demandes ont été déposées. Le nombre continue de croître car de nouvelles procédures sont continuellement décidées.
Quel Land a le plus de licences CSC ?
En chiffres absolus, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie mène avec environ 125 approbations. Comparé à la population, cependant, la Basse-Saxe est en tête, suivie de Hambourg et du Brandebourg. La Bavière est à la traîne, tant en chiffres absolus que par habitant, parmi les Länder de superficie.
Pourquoi la Bavière approuve-t-elle si peu d’associations de culture ?
Le gouvernement régional bavarois rejette politiquement la légalisation partielle et applique la loi de manière particulièrement restrictive. Les étapes de contrôle supplémentaires et une pratique administrative réticente conduisent à très peu d’approbations. Sur les neuf autorisations accordées, trois ont été interrompues ultérieurement.
Combien de temps dure la procédure d’approbation pour une licence CSC ?
Il n’y a pas de durée forfaitaire, car chaque Land a ses propres procédures. En pratique, l’éventail s’étend de quelques semaines à plusieurs mois. La documentation complète et un site approprié accélèrent considérablement la procédure.
Quelles conditions un Cannabis Social Club doit-il remplir ?
Sollten CSC-Lizenzen in ganz Deutschland einheitlich vergeben werden?
L’association doit avoir des membres majeurs ayant une résidence en Allemagne depuis au moins six mois et une période d’adhésion minimale de trois mois ancrée dans les statuts. De plus, une distance minimale de 200 mètres des écoles et espaces de jeux s’applique. Les concepts de sécurité, de protection des jeunes et de prévention de la dépendance sont obligatoires.






































