Ce que le NHS Trust a concrètement décidé
Le règlement date de mai 2026 et a été rendu public en juillet. Il couvre deux catégories de préparations. D’une part, les médicaments autorisés en Grande-Bretagne : Sativex, Epidyolex et Nabilon. D’autre part, les produits à base de cannabis non autorisés que les cliniques spécialisées prescrivent sur ordonnance privée. C’est précisément cette deuxième catégorie qui posait problème, car elle ne figurait dans aucune pharmacie hospitalière.
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L’élaboration a été soutenue par l’organisation de patients PatientsCann UK, qui a fourni du matériel de formation et des guides pratiques. Son fondateur, Mohammad Wasway, parle d’une nouvelle norme pour l’ensemble du service de santé. Jusqu’à présent, les patients vivaient dans une incertitude considérable avant chaque hospitalisation.
Pourquoi l’hospitalisation est délicate pour les patients sous cannabis médical
Jusqu’à présent, c’est de facto le personnel du service qui décidait. Certains établissements toléraient les médicaments apportés par les patients, d’autres les confisquaient. Pour les personnes atteintes d’épilepsie, de spasticité ou de douleurs chroniques, une telle interruption est bien plus qu’une simple contrariété. Elle peut compromettre une thérapie laborieusement stabilisée.
S’ajoute à cela l’incertitude juridique des deux côtés. Les médicaments à base de cannabis relèvent en Grande-Bretagne de l’annexe 2 et sont donc soumis aux exigences de documentation les plus strictes. Quiconque les conserve sans instructions claires risque une violation. Sans cadre réglementaire, la prudence était la voie sûre pour le personnel. Que le cannabis soit aussi un sujet croissant dans les pratiques hospitalières est illustré par une évaluation récente concernant les admissions hospitalières après la légalisation partielle.
Stockage sécurisé et vaporisateur plutôt que joint
Les conditions du Trust sont détaillées. Les préparations sont conservées de manière sécurisée comme d’autres médicaments de l’annexe 2. L’identité est vérifiée via l’emballage original de la pharmacie et l’étiquette. Un agent responsable des stupéfiants supervise l’ensemble du processus. Un plan de traitement individualisé est établi pour chaque cas.
Le plus important d’un point de vue pratique est la directive relative à l’utilisation. Les fleurs doivent être consommées exclusivement via un vaporisateur ou un inhalateur. Le tabagisme reste interdit. Cette distinction est médicalement cohérente, car le vaporisateur chauffe le matériel végétal sans le brûler. Dans la pratique médicale, c’est d’ailleurs considéré comme la voie recommandée.
Ce que cela apporte aux patients en Allemagne
La décision n’est pas directement transposable, car elle ne s’applique d’abord qu’à un seul opérateur hospitalier. Elle reste intéressante car la même lacune existe en Allemagne. Il n’existe pas de règle fédérale uniforme concernant les médicaments à base de cannabis apportés lors d’une hospitalisation. Le droit de continuer à utiliser son propre médicament est décidé par chaque hôpital via sa commission des médicaments.
Le débat intervient en outre dans un contexte déjà tendu. Depuis que le Bundestag a donné la priorité aux médicaments finis pour le remboursement par l’assurance maladie, de nombreuses personnes affectées se battent pour leur approvisionnement. Ceux qui financent eux-mêmes leur traitement ont d’autant plus intérêt à ne pas l’interrompre à l’hôpital. Notre guide complet du patient concernant le cannabis médical explique comment accéder aux traitements en Allemagne.
Pour les voyages, une systématique spécifique s’applique, que nous expliquons dans notre guide sur le transport du cannabis médical. Et le temps qu’il a fallu à la Grande-Bretagne pour initier les prescriptions médicales est montré dans un retour sur le débat réglementaire du pays. Comparé à cela, une règle de service est un petit pas. Pour les personnes concernées, c’est l’étape décisive.
Questions fréquemment posées
Cette nouvelle règle s’applique-t-elle à l’ensemble du NHS ?
Non. Elle ne s’applique d’abord qu’au Devon Partnership NHS Trust. Les autres trusts peuvent adopter ce règlement, mais n’y sont pas obligés. L’organisation de patients impliquée espère un effet de signal pour d’autres établissements.
Puis-je apporter mon cannabis médical à l’hôpital en Allemagne ?
Il n’existe pas de directive uniforme au niveau fédéral à ce sujet. En règle générale, l’hôpital d’accueil décide si les médicaments apportés peuvent continuer à être utilisés. Abordez le sujet avec le service et la pharmacie de l’hôpital avant une hospitalisation prévue.
Pourquoi le tabagisme est-il exclu à l’hôpital ?
La combustion de matériel végétal produit des substances nocives et est interdite dans les hôpitaux pour des raisons de sécurité incendie. Le vaporisateur, en revanche, ne chauffe que les fleurs. Il est donc considéré comme la forme d’administration médicalement plus appropriée et est explicitement prévue dans le règlement britannique.
Quels préparations couvre le règlement britannique ?
Il couvre les médicaments autorisés Sativex, Epidyolex et Nabilon. Il inclut également les produits à base de cannabis non autorisés que les cliniques spécialisées prescrivent sur ordonnance privée. La preuve via l’emballage original de la pharmacie est décisive.
Cela change-t-il quelque chose à la situation juridique en Allemagne ?
Non. La décision est une règle de procédure interne d’un opérateur hospitalier britannique. Elle n’a aucune valeur contraignante pour les établissements allemands. Elle fournit cependant un modèle sur lequel les organisations de patients et les hôpitaux allemands peuvent s’inspirer.
Sources : Cannabis Health News (rapport sur la politique du Devon Partnership NHS Trust du 22 juillet 2026), PatientsCann UK.







































