Responsabilité, pratique et normes pertinentes après la légalisation
Par Ulrich Dahmen (Responsable de la sécurité, Chef des services de prévention incendie)
📑 Inhaltsverzeichnis
- Responsabilité, pratique et normes pertinentes après la légalisation
- Sécurité du travail
- Le conseil d’administration assume des obligations semblables à celles d’un employeur
- Exemple pratique : EPI dans la chambre de culture
- Pourquoi les bonnes pratiques agricoles (GACP) sont pertinentes pour les CSC
- Ce que la loi sur le cannabis exige vraiment
- Conclusion
- 💬 Fragen? Frag den Hanf-Buddy!
La loi sur le cannabis s’applique depuis le 1er avril 2024 ; les réglementations pour les associations de culture sont entrées en vigueur le 1er juillet 2024. Ainsi, la culture communautaire du cannabis est devenue légale. Des Cannabis Social Clubs (CSC) émergent dans tout le pays, et la culture passe de l’illégalité à un cadre réglementé – sous supervision publique et dans le cadre de l’assurance accidents légale.
Sécurité du travail
Ce qui est souvent sous-estimé : les CSC ne fonctionnent pas dans une zone de confort juridique réservée aux membres. Celui qui organise la culture, affecte des membres à des tâches et distribue du cannabis assume la responsabilité de la sécurité du travail et de la sécurité des produits. Les CSC sont entièrement soumis aux réglementations relatives à la protection du travail.
Le conseil d’administration assume des obligations semblables à celles d’un employeur
Dès lors que du personnel est employé, s’appliquent les obligations comme dans une entreprise. De plus, les associations doivent évaluer les risques et mettre en œuvre des mesures de protection appropriées, même pour les bénévoles/assurés. Un conseil d’administration d’association assume un rôle semblable à celui d’un employeur – indépendamment du fait que les activités soient rémunérées ou bénévoles. Cela entraîne des obligations claires telles que :
- Évaluations des risques pour chaque activité
- Consignes de travail pour chaque activité
- Formation avant le début de l’activité et au moins annuellement
- Fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) appropriés
- Registre des premiers secours et organisation des secours d’urgence (secouristes obligatoires !!!)
Lors des contrôles ou après un accident, ces points sont généralement vérifiés. L’absence de documentation peut avoir des conséquences en matière de responsabilité civile.
Exemple pratique : EPI dans la chambre de culture

Exemples de mesures EPI possibles (en fonction de l’évaluation des risques) tirés d’un CSC ayant réussi plusieurs récoltes :
- Combinaison jetable : protège le personnel et les plantes contre la contamination
- Casquette de sécurité avec visière : prévient les blessures à la tête causées par la technologie (éclairages suspendus bas) et les lumières éblouissantes
- Lunettes de protection (par-dessus les verres optiques) selon EN 170 : si les éclairages émettent des composantes UV et s’il y a risque de choc mécanique
- Gants résistants aux coupures : protection lors du travail de coupe seulement si l’activité le permet et que l’hygiène/la préhension est maintenue
- Porte-outils à la ceinture : prévient la chute de ciseaux
- Mesures contre le travail isolé selon les règles DGUV : (Application bouton homme mort fonctionnant sur le téléphone mobile dans la ceinture jaune)
- Chaussures de sécurité avec couvre-chaussures : protection contre les blessures par choc et hygiène (antidérapant et imperméable)
Important : cet EPI découle toujours de l’évaluation concrète des risques. Chaque installation et chaque activité nécessite une évaluation propre.
Pourquoi les bonnes pratiques agricoles (GACP) sont pertinentes pour les CSC
GACP (« Good Agricultural and Collection Practices ») et GMP (« Good Manufacturing Practice ») ne sont pas une obligation légale pour les CSC – mais une norme pertinente d’autocontrôle selon les objectifs de sécurité. GACP s’applique au cannabis médical selon les directives de l’UE. Les CSC s’y conforment volontairement.
- Sécurité juridique : Les processus documentés montrent aux autorités que la culture et la transformation se déroulent de manière contrôlée.
- Sécurité des produits : Les procédures standardisées réduisent les risques de moisissures, de pesticides, de métaux lourds et de contamination microbiologique.
- Différenciation du marché noir : GACP montre : les CSC fonctionnent de manière professionnelle et responsable.
- Avantages opérationnels : Des procédures d’exploitation standard claires signifient moins de lots défectueux et une meilleure formation des nouveaux membres.
- Sécurité de l’avenir : GACP est la base de futures coopérations.
Ce que la loi sur le cannabis exige vraiment
Le cannabis des CSC n’est pas légalement un aliment ou un médicament, mais du cannabis de consommation pour l’autoapprovisionnement communautaire. Il n’y a pas d’obligation HACCP/GMP au sens juridique – mais un autocontrôle selon les objectifs de sécurité de la loi sur le cannabis : protection de la santé des membres, prévention de la contamination et traçabilité. En pratique, les autorités s’attendent donc à un système d’autocontrôle orienté vers les bonnes pratiques agricoles.
Encadré – Documentation minimale pour les CSC
- ✔ Évaluation des risques
- ✔ Consignes de travail
- ✔ Plan d’hygiène et de nettoyage
- ✔ Surveillance des nuisibles
- ✔ Système de traçabilité et de gestion des lots
- ✔ Preuves de formation
Encadré – Idées fausses courantes
- ✘ « Bénévolat = pas de sécurité du travail nécessaire »
✔ Même les associations sont soumises aux obligations de sécurité du travail - ✘ « HACCP est obligatoire pour les CSC »
✔ La loi sur le cannabis formule des objectifs de sécurité, pas de système spécifique - ✘ « GACP s’applique uniquement aux entreprises pharmaceutiques »
✔ GACP est volontaire, mais pertinent sur le plan technique
Conclusion
Le conseil d’administration d’un CSC assume la responsabilité de la sécurité du travail et de la sécurité des produits. La sécurité du travail, l’hygiène et l’assurance qualité ne sont pas de la bureaucratie, mais les fondements d’un fonctionnement stable et crédible du club. Les structures professionnelles protègent les membres, le personnel – et l’association elle-même.










































