Les associations de culture ne peuvent couvrir que 0,1 % des besoins. Considérant le nombre de ces associations rejetées pour des prétextes totalement absurdes, cela n’est guère surprenant. Les associations de culture figurent actuellement parmi les cibles des autorités. Plusieurs associations en Allemagne ont déjà dû capituler face aux tracasseries administratives. Désormais, une nouvelle affaire à Hambourg qui semble presque relever de la satire. L’association Cannahaus Hamburg e. V. a été rejetée parce que son site était trop propre.
📑 Inhaltsverzeichnis
Aucune approbation de l’autorité de la construction
Les associations de culture doivent respecter des normes juridiques strictes : les associations doivent se situer à au moins 200 mètres des aires de jeux et ne doivent pas importuner les riverains par leurs odeurs. L’association Cannahaus Hamburg e. V. voulait bien faire et, en choisissant son site, respecter indubitablement ces prescriptions. Un parc industriel a été choisi comme site. Deux salles de stockage et une installation conteneurisée étaient prévues pour la culture du cannabis. Dans un parc industriel, une installation de production supplémentaire ne devrait gêner personne, pourrait-on penser.
Cependant, le bureau compétent chargé de l’examen de la construction à Hambourg-Mitte a vu les choses différemment : la demande a été rejetée sous le motif qu’une association de culture n’aurait pas sa place dans un parc industriel. Le plan d’urbanisme est réservé aux entreprises qui, en raison de leur potentiel de nuisance – notamment les odeurs – ne peuvent pas être implantées ailleurs. Un argument qui, du point de vue de l’autorité de la construction, ne s’appliquerait pas à l’association de culture. L’association était trop « propre » pour un parc industriel.
Comme autre argument pour justifier le rejet, a été invoquée l’absence de lien avec la proximité du port. Cependant, plusieurs entreprises situées à proximité immédiate des locaux prévus n’ont pas non plus de connexion au port pertinente. Une porte-parole du bureau compétent a précisé qu’il n’y avait aucune marge de manœuvre et que la demande était rejetée.
Sören Moje de Cannahaus Hamburg e. V. a dénoncé cet arbitraire et souligné que tout avait été mis en œuvre pour développer un conteneur de culture hermétique et complètement inodore. On s’efforçait ainsi d’éviter les problèmes auxquels d’autres associations avaient déjà été confrontées. Alors que les associations de culture sont rejetées ailleurs parce qu’elles causent des nuisances, une approbation dans un parc industriel s’avère également impossible, car elles n’y causeraient pas assez de nuisances.
Dommages financiers dus aux investissements importants
Le club avait déjà réalisé des investissements importants pour pouvoir mener à bien le projet. Plusieurs dizaines de milliers d’euros ont été nécessaires pour développer une installation professionnelle dotée d’un contrôle des émissions approprié.
« Sans approbation, le projet est mort », a déclaré le porte-parole Sören Moje. Cette affaire est un nouvel exemple d’une politique d’obstruction. On ne veut pas que cette loi fonctionne, de sorte qu’on puisse trouver une raison de l’abroger.
Sur la pétition : openpetition.de/petition/online/hamburg
Une pétition lancée
Cannahaus Hamburg e. V. a depuis lancé une pétition pour prévenir une telle sabotage à l’avenir. D’autres associations à Hambourg ont également été rejetées pour des raisons jugées incompréhensibles. La pétition s’adresse à la sénatrice Karen Pein, responsable du développement urbain et du logement. La demande est claire : les associations respectueuses de la loi ne doivent pas être bloquées par des tracasseries arbitraires, tandis que le marché noir continue de fonctionner sans contrôle.











































